Sous la protection des
Simiane-Agoult,
le village prospéra grâce à l’agriculture,
au négoce et à la verrerie, industrie dont
ce fut le point de départ en Provence, au XVe siècle.
De riches familles en ont alors fait un bourg raffiné.
Le long des ruelles pavées et fleuries, les fenêtres
à meneaux et les portes des demeures cossues, avec
linteaux de pierres sculptés et panneaux de bois
diamantés, racontent la noblesse ou la bourgeoisie
aisée des verriers, notaires, avocats et chirurgiens
qui eurent pignon sur rue, du XVIe au XVIIIe siècle.
Le majestueux portail XVIIe siècle de “
l’ostau
” (maison) Montjallard, avec ses pilastres et un entablement
orné d’une frise et surmonté de balustres,
n’en est qu’un exemple.
Au gré des galeries, des ateliers d’artistes
et d’
artisans
d’art qui offrent un large éventail de
créations, de la poterie traditionnelle à
l’art contemporain, voici également la place
couverte des vieilles halles, du XVIe siècle, avec
sa fine colonnade, ou le curieux clocher Saint-Jean : non
seulement son église a disparu au XIXe siècle,
mais la foudre l’a décapité en 1897.
Il continue néanmoins à sonner.